Exposition « Portraits de femmes, Sublimes et Inattendues » aux Rencontres de  Bamako.

décembre 31, 2019

Exposition « Portraits de femmes, Sublimes et Inattendues » aux Rencontres de Bamako.

Un dialogue entre l’univers du portrait au feutre sur papier de KOKE et les photos de HAnonyme. Regards sur les femmes, enfants ou reines, tristes ou rayonnantes, fortes et libres toujours incroyablement belles, totalement femmes.

Portraits de femmes, Sublimes et Inattendues

Si le regard est fenêtre  de l’âme, assurément les œuvres qui se donnent à nos yeux, en ce lieu, font de nous les chanceux et rares spectateurs d’un monde intérieur, celui de nos deux artistes, qui drague, traque et braque la beauté qui d’un rien s’effare, tel un cristal qui, sans le vouloir, porte en ses entrailles mille feux.


Ce sont ces constellations incandescentes et sacrées de l’art, éternellement rallumées par l’étincelle de l’œil qui brille dans leurs reflets, qui s’exposent à nous dans ces photos et portraits tout droit sortis d’une intimité toujours emprunte de la rosée matinale de l’enfance.


C’est une femme qui vous regarde et qui vous rend fébrile. C’est l’autorité du temps qui vous tutoie. C’est un amour qui s’effiloche après son zénith. C’est une insignifiance, jetée au loin, qui vous fait un clin d’œil. C’est le sens qui rejaillit des cendres pour enflammer le monde.


Etrange mélange qu’est ce rêve qui s’inocule en nous par ces yeux qui nous regardent derrière ces œuvres que nous contemplons. Ces sourires fatals et déroutants qui se présentent à nous et nous délivrent l’âme géniale et tourmentée, le génie toujours est fils de l’épreuve, de nos deux artistes, incrustée dans ces grains de ciel pixélisés.


Mais, étrangeté créatrice, on entend aussi par les yeux. Et ce sont les fracas fantastiques de la forge de la création, chamboulée par les frasques de la volonté grandiose, qui accompagnent la naissance d’un monde nouveau dans l’action qui se rêve, dans la femme qui se lève. C’est l’aube qui vous sourit. Le monde, c’est une œuvre et des yeux.

Ousmane Timera

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